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13 novembre 2018
Alain Lipietz

F. Le Bohellec contre l’Association des Musulmans de Villejuif (bis)

Après avoir répudié sa promesse d’une mosquée au Bas de la Cote, le maire expulse l’AMV de la salle de prière rue Roger Morinet .

Depuis des années, Villejuif loue un immeuble de La Poste et le sous-loue pour 12 000 euros par mois à l’Association des Musulmans de France, par convention signée de part et d’autre. C’est le prix de la seule salle de prière, les autres pièces étant monopolisée par des activités culturelles de l’association, que la mairie a le droit de subventionné selon la loi de 1905, article 2.

C’était pour l’AMV le moyen d’attendre de pouvoir construire et gérer une vraie mosquée. Le 21 février 2017, le maire et l’AMV présentaient conjointement au public un projet de mosquée au Bas de la Cote, sur une rampe parallèle à la Nationale 7. Mais au dernier conseil municipal, avec violence, le maire a renié son engagement envers ce projet.

Parallèlement, le maire prétendait remplacer unilatéralement la convention de la salle de prière par une autre, multipliant le loyer par 6 ! L’AMV a aussitôt intenté une action en référé auprès du tribunal administratif pour ce changement de loyer non négocié, en consignant le loyer dû au titre de la convention initiale, la seule qu’elle ait signée.

Alors le maire a trouvé un autre moyen : il demande et obtient de La Poste de les faire expulser de la rue Roger Morinet, dès le mois de décembre !

Voici le dernier échange de lettre entre le maire et l’AMV :

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Lettre du maire résiliant la location
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Réponse de l’AMV

Sans préjuger de ce que dira le TA (il y a le précédent de la Bourse du travail, où c’est le maire qui a été condamné pour ses mensonges), nous devons, en tant qu’association laïque, attirer l’attention des Villejuifois sur les conséquences de ce comportement du maire.

Alors que la loi de 1905 stipule (art 1) que « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci après dans l’intérêt de l’ordre public », la décision du maire aboutit à mettre à la rue les fidèles de cette salle de prière, ou à se retrouver dans des caves : grave entorse à la "garantie d’exercice du culte" et à l’ordre public. D’où l’inquiétude de la préfecture et des autres confessions (l’AMV participe avec les catholiques et les juifs à l’Association Interculturelle du Val de Bièvre).

Il est exclu en effet que les quelques 500 usagers de la rue Roger Morinet puissent se rabattre sur la mosquée Rachad, avenue Youri Gagarine, où les fidèles sont déjà partiellement obligés de prier sur le parvis, et qui cherche depuis des années à doubler sa superficie.

Obliger les musulmans à prier dans la rue afin de provoquer des troubles et rafler aux prochaines municipales les voix de l’extrême droite ? Un jeu très dangereux, M. le maire !

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