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Conseil territorial du GOSB du 19 décembre 2017

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20 décembre 2017
Alain Lipietz

Confirmation de l’alliance Le Bohellec – Cordillot à l’OPH de Villejuif

Le Grand-Orly-Seine-Bièvre confirme l’éviction de Natalie Gandais du conseil d’administration de l’Office Public de l’Habitat (OPH) de Villejuif et y réintègre Mme Cordillot

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Rappel des évènements de la semaine dernière : Franck Le Bohellec, maire de Villejuif, sans consulter le conseil municipal, a proposé, pour le conseil d’administration de l’OPH de Villejuif, une liste que le Grand-Orly-Seine-Bièvre doit ratifier. Elle est entièrement de droite, alors que jusqu’ici il y avait deux membres de l’opposition, Natalie Gandais (Avenir à Villejuif, 7 élus) et Claudine Cordillot (ancienne maire, PCF, 5 élus).

Protestations des communistes et des écologistes. F. Le Bohellec informe le président PCF du GOSB que, bon, bon, il reprend Mme Cordillot.

Nouvelles protestations au conseil municipal du 15 décembre. Le maire : « Je fais ce que je veux. » Dans le compte rendu de ce conseil j’écrivais : « Une alliance LR— Extrême droite – PCF contre Europe Écologie et en En Marche ? Monsieur Le Bohellec peut toujours en rêver…  » Certains ont trouvé ça brutal ? C’était pourtant bien présumé...

Le débat s’ouvre ce soir au conseil du territoire GOSB. Le président du groupe EÉLV et Citoyens, Jacques Perreux, propose de réintégrer Natalie Gandais.

Franck Périllat (PCF Villejuif) appuie : Une coopérative de villes, ce n’est pas une coopérative de maires. Il aurait fallu une élection en conseil municipal de Villejuif et elle aurait obligé à partager moitié – moitié.

Philippe Vidal (En marche, Villejuif) appuie, cite la loi NOTRe : Il faut un vote en conseil municipal.

JL Laurent (ex-député MRC du Kremlin Bicêtre) : Je confirme. C’est moi qui ai rédigé cet article. Quand j’ai écrit que la commune désigne ses représentants dans l’OPH sur son territoire, je voulais dire : le conseil municipal.

Mais la droite cite un certain nombre de villes communistes… où le conseil d’administration de l’OPH est monocolore, sans représentant de l’opposition.

Le président (communiste ) du conseil du territoire GOSB prend alors la parole : Le maire de Villejuif m’a proposé une liste monocolore. Je lui ai dit que ça n’allait pas. Il m’a proposé une rectification qui me satisfait, en réintégrant Mme Cordillot. Je propose au conseil de s’en tenir là. Mais au fait, à la place de qui faites vous rentrer Mme Cordillot ?

F. Le Bohellec : À la place de M. Bentolila.

La messe est dite : le PCF et la droite ont « dealé ». On passe au vote sur la réintégration de Natalie. À l’exception de Franck Périllat, parfaitement loyal à l’opposition villejuifoise (largement majoritaire dans la ville), tous les élus PCF s’abstiennent ou « ne prennent pas part au vote ». Le PS les suit et finalement le MRC et En Marche aussi. Seuls les écologistes des différentes villes plus Franck Périllat votent pour la réintégration de Natalie Gandais. Applaudissements de la droite.

Comment expliquer ce deal ? Certainement « charbonnier maître chez soi » : le PCF laisse faire la droite chez elle, et réciproquement. Ce qui chiffonne, c’est le choix de sacrifier Michel Bentolila au profit de C. Cordillot. Michel Bentolila était jusqu’ici président de la commission d’attribution des logements de l’OPH. Expert-comptable, il pouvait lire les comptes et présenter une résistance épisodique à la toute-puissance de la droite. C’était encore trop ? Mais aussi, il fut longtemps élu de Villejuif – Autrement et à ce titre (depuis 1995) inlassable critique de la gestion de Mme Cordillot. Le deal est donc précis. Les signalements de Natalie Gandais sur de graves dysfonctionnements de l’OPH éclabousseraient-ils la gestion de l’époque Cordillot, qu’aurait pu relayer M. Bentolila ?

Mais pour la démocratie, pour le pouvoir des citoyens sur la démocratie locale, l’alliance de la droite et du PCF constitue un véritable bond en arrière. Car c’est bel et bien en affirmant que le GOSB est une "coopérative de MAIRES" et non une "coopérative de villes" , que F. le Bohellec a obtenu l’assentiment des maires se disant de gauche, largement représentés parmi les élus au conseil territorial. Voici sa lettre (même pas envoyée à la piétaille des élus territoriaux) :

Pour la seconde fois (après l’affaire du PLU de Villeneuve le Roi) ces élus de gauche, quoique majoritaires au GOSB, capitulent devant un maire de droite qui s’affranchit du contrôle de ses propres électeurs : après l’avoir durement critiqué, ils s’abstiennent ou ne prennent pas part au vote, laissant la droite faire ce qu’elle veut chez elle.

***

À part ça : le conseil territorial vote deux ans de discussions supplémentaires pour trouver la meilleure solution sur la gestion de l’eau, y compris la régie publique (comme à Paris). Tous les groupes de gauche et écologistes le votent (très forte intervention de notre président de groupe, Jacques Perreux.)

Mais les villes qui veulent ré-adhérer immédiatement au système Sedif-Veolia le peuvent. C’est le cas des villes de droite, plus Choisy (communiste). Les autres élus ne prennent pas part au vote sur ce point.

Les élus de droite de Villejuif votent de replonger tout-de-suite dans le Sedif-Veolia : là encore, F. Le Bohellec n’en a débattu ni avec le conseil municipal, ni avec les Villejuifois. Il a simplement signalé sa position vendredi dernier à 1h de matin, à propos du voeu de M. Harel.

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