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Conseil municipal du 3 février 2017 (1)

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5 février 2017
Alain Lipietz

Encore un directeur renvoyé : Olivier Buchsbaum

Beaucoup d’incidents lors de ce conseil : Le Chêne expulsé, la majorité que se fissure… D’entrée, le maire annonce qu’il renvoie encore un Directeur général adjoint, M. Buchsbaum. La note s’alourdit pour les Villejuifois.

Public clairsemé ce soir. Des syndicalistes, des amies de L’Avenir à Villejuif. Peu des supporters habituels de la droite : un effet Fillon ? Bon nombre de jeunes gens très bohêmes : les artistes du Chêne. Et au milieu d’eux, une jeune femme et des messieurs très non-bohêmes : les représentants du promoteur Icade.

En ouverture, le maire F. le Bohellec annonce le « non-renouvellement du détachement fonctionnel » d’un directeur général adjoint, Olivier Buchsbaum. En clair, un licenciement. Oui, un de plus, après le Directeur général des services du temps de Mme Cordillot, M. Buhry, après quatre autres DGA adjoints, Mme Fouquet-Lemaire, M. Masson et M. Maillard, mais aussi après le DGS qu’il avait lui-même appelé à remplacer M. Buhry : le très loyal Bernard Salzenstein.

Évidemment, Moi Monsieur le Maire Maitre du Monde se garde bien de préciser pour quelle raison il se débarrasse d’Olivier Buschbaum, qui semble ne pas avoir eu d’autre tort que d’avoir été DGA du temps de Mme Cordillot. Pourtant il était entendu que M. Buschbaum pourrait rester jusqu’à l’ouverture de ses droits à la retraite. Mais MMlMMM, en compagnie de M. Obadia, tout aussi vindicatif, veut absolument poursuivre sa petite chasse aux sorcières privée, B. Salzenstein ayant été viré pour ne pas l’avoir fait.

Après une intervention de Natalie Gandais sur le Chêne (j’y reviens dans le prochain épisode), je prends la parole au nom de L’Avenir à Villejuif pour regretter ce nouveau licenciement, injustifié, et qui va coûter cher aux contribuables. En effet, si M. Masson et M. Maillard ont trouvé de nouvelles affectations, B. Salzenstein est en « surnombre » et les autres en « congé spécial » (retraite anticipée), mais dans les deux cas restent à la charge de Villejuif (voir les explications ici).

C’est à dire que les haines de Moi Monsieur le Maire obligent les Villejuifois à payer des cadres de haut niveau à ne rien faire.

J’expose un petit calcul : de 2017 à septembre 2019, cela va couter à la ville 840 000 euros. Mais si B. Salzenstein opte pour une retraite anticipée, dès l’an prochain jusqu’à 2022, la facture pour les Villejuifois montera à 1 millions 500 000 euros.

« Je sais, dis-je, que l’UMP ou Les Républicains trouvent normal qu’un des leurs ait payé 1million d’euros pour toute une famille à ne rien faire, mais ce gaspillage d’argent public était prélevé sur une France de 66 millions d’habitants, on ne s’en apercevait même pas. Tandis que nous, Villejuifois, n’avons qu’un tout petit budget, nous sommes mille fois plus petits, 66000, et… »

J’aurais voulu dire combien cela aurait permis de payer d’animateurs dans les structures ouvertes pour les jeunes pendant les vacances, mais là-dessus, Sophie Taillé-Polian (socialiste), placée juste derrière moi, se met à déverser à voix haute toute une tirade dans mon oreille, et m’oblige à interrompre mon intervention.

Sur le coup, concentré sur ma démonstration, je n’entends rien à ce qu’elle assène. Mais, une heure plus tard, elle reviendra sur les raisons de ses coups de klaxon : nous ne sommes pas 66000, mais 56000 ! Je confesse volontiers cette approximation. Je n’aurais pas dû dire « mille fois plus petits » mais « mille cent soixante dix neuf fois plus petits ».

Nous débriefons après le conseil municipal. La socialiste Taillé-Polian n’est pas assez sotte pour avoir ainsi interrompu une intervention dirigée contre la droite, à cause d’une erreur d’arrondi. Comme on le verra dans les chapitres suivants, le PS recommencera à plusieurs reprises à voler au secours de la droite, contre les votes de l’Avenir à Villejuif, du Parti de gauche et du PCF. Il faut probablement y voir un reflet des débats internes au PS suite à la victoire de Benoit Hamon : se tourner vers leur gauche et les écologistes, ou vers leur droite et Emmanuel Macron.

Toujours en début de séance, Mme da Silva prononce l’éloge funèbre du grand artiste Villejuifois M. Stavropoulos, auteur notamment du buste de Marianne qui orne la salle du conseil (et des mariages). Malheureusement, sa langue fourche sous le coup de l’émotion (ce qui m’arrive assez souvent), et elle dit « M. Escoda », provoquant une encore plus vive émotion dans le public. Qu’on se rassure, notre historien Carlos Escoda est bien vivant !

***

Le compte-rendu du conseil municipal du 3 février 2017 est en 6 parties :

1. Encore un directeur renvoyé : Olivier Buchsbaum

2. Expulsion du Chêne : les derniers coups

3. Comment la "majorité" a failli basculer

4. De nouvelles « affaires » immobilières dans le tuyau ?

5. Explosion démographique, crise des locaux scolaires

6. Que se passe-t-il quartier Bizet ?

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