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Conseil municipal du 21 mars 2016 (2)

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29 mars 2016
Alain Lipietz

Débat budgétaire. Vœu loi travail

Le débat d’orientation budgétaire partait d’un document trop nul pour avancer. Le vote sur la loi « El-Khomri » vit une convergence Front de Gauche - Avenir à Villejuif - FUE… et une partie du PS !

Débat d’orientation budgétaire

Après le choix douloureux de payer, très cher, la sortie des emprunts toxiques où nous avait fourvoyés l’ancienne majorité, on s’attendait à un débat budgétaire orienté par la question : "et maintenant , comment on va payer ça ?". Eh ben pas du tout.

Le débat d’orientation bucgétaire (débat sans vote final) avait été repoussé une première fois, pour insuffisance du rapport introductif préparé par l’adjoint aux finances, Philippe Vidal. La loi NOTRE fixe en effet des règles précises, qu’il était, il vrai, difficile de respecter dès cette année. Un mois plus tard, le rapport Vidal n’est guère mieux.

Des pages et des pages de considération nationales sur la politique du gouvernement (qui réduit à nouveau la dotation globale de fonctionnement pour les communes) et les réformes institutionnelles, qui rendent le bouclage et même la compréhension des budgets municipaux très difficiles. Mais le rapport Vidal n’arrange rien. Pas d’évaluation de ce qui est propre à Villejuif : emprunts toxiques, attentat contre la mairie, blocage de la vente des terrains en « portage toxique », réduction de la contribution espérée des immeubles du Crédit Lyonnais etc.

Et surtout une page à peine sur ce qu’on a l’intention de faire, et le peu qui est dit est faux : « Pas de hausse d’impot » alors qu’un tableau du rapport lui-même les détaille !! Seule précision : seront « sanctuarisés » le budget du CCAS, celui accordé à l’éducation, et celui accordé à la médiation-sécurité (mais par rapport à quoi ? Il était minuscule l’an dernier). Le tout dans un jargon incompréhensible, encombré de sigles.

Pourtant Monsieur Vidal est extrêmement fier de le présenter. Pérorant, il la joue « Valls-Macron » : ce sera de plus en plus difficile, « Va falloir amputer » annonce-t-il triomphant , sans que l’on sache exactement quoi (il cite cependant la Communication), « sinon on sera mis sous tutelle ». Ah bon ? et pourquoi ?

Mais je laisse la parole à Natalie Gandais qui expose notre position :

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Après elle, Mme Leydier renchérit avec humour « Mme Gandais se plaint des sigles incompréhensibles, mais quand on lit les phrases en toutes lettres c’est encore pire ! ».

Franck Périllat, pour le PCF, « arrose » tout le monde, dont Bruxelles, et la polarisation de la richesse à l’échelle mondiale, il semble entré dans un débat présidentiel. Il ne présente toujours pas les excuses du PCF pour les emprunts toxiques et ne dit pas quelle est sa proposition pour réparer cette énorme bourde, seconde raison de la disette de Villejuif.

Le PS fait un étonnant discours d’opposant à l’austérité, sans mentionner la diminution de la dotation globale de fonctionnement décidée par « son gouvernement », et qui est quand même la première raison de nos problèmes. G. Lafon tape sur Vidal qui se permet de critiquer le maire, Sophie Taillé Polian tape sur Natalie Gandais, qui « critique une équipe dans laquelle elle voulait rester il y a 2 mois ». Allusion à son discours contre sa destitution du 12 février, pour avoir signalé au procureur de la République ses soupçons de délit de favoritisme.

Étrange critique ! Sophie Taillé-Polian a donc oublié les critiques que nous avions fait au budget de l’an dernier et toutes les autres critiques régulières, qui sont pourtant sur notre site ? Sa conception « godillot » de la participation à une coalition municipale a pourtant fait le plus grand tort au PS villejuifois. Elle campe en tout cas sur la position : dans l’affaire de la Halle des sports, c’est celle qui dénonce le délit qui doit partir, et non l’auteur du délit.

Tout le monde ironise sur la mystérieuse hausse des impôts qui est dans les tableaux mais niée dans le texte et dans le discours de P. Vidal, tout le monde demande sur qui on va rogner et ce qui va être amputé. Mme Casel affirme qu’elle sait qu’elle n’aura que 7500 euros pour le développement durable (on suppose donc qu’elle votera contre ?) En fait il n’y a pas assez d’éléments dans le « texte d’orientation » pour que chacun puisse donner « sa » solution à l’équation.

Complètement hors-sol, Ph. Vidal, toujours aussi satisfait, ironise non sans talent sur toutes les interventions des autres… sans donner aucune réponse. Oubliant qu’il a viré L’Avenir à Villejuif le 12 février, il nous reproche de critiquer un rapport d’orientation budgétaire « à la rédaction duquel nous aurions participé » selon lui ! Il est vrai que l’an dernier nous avions dû largement re-rédiger son rapport , qui était déjà tout aussi creux… mais c’était il y a un an !

Bon, il faudra attendre l’arrivée du budget lui-même pour savoir à quel sauce les groupes de centre-droite qui dirigent encore la mairie comptent nous manger.

Le vœu « Loi El-Khomri »

Sans surprise, le Front de Gauche a présenté un vœu pour le retrait de la loi El-Khomri.
Nous annonçons que nous le voterons, car nous ne croyons pas à la fable que « rendre les licenciements plus facile fait reculer le chômage ».

Le PS annonce qu’il se divisera, sans argumenter.

Et c’st donc la droite qui se précipite au secours du texte gouvernemantal. F. Ducellier (UDI) en appelle à la sagesse des chefs d’entreprises pour dire que si, si : quand on peut licencier facilement, on embauche plus facilement, la preuve : l’Espagne.

Mme Tigeras (FUE = groupe Harel), cheffe d’entreprise, lui rétorque que pas du tout. Marc Badel, pour le MRC, donne les chiffres espagnols avec leur date et démolit ainsi l’argumentation de F. Ducellier. Les vidaliens se cantonnent dans l’abstention : ils ne votent aucun vœu. Mme Casel dit qu’il faut soutenir ce texte ce loi « pour une fois qu’on a un grouvernement de gauche »…

On vote. 6 abstentions du groupe Vidal + Maryse Dumont (ex-groupe Obadia), 18 Pour le retrait de la loi (PCF, PdG, MRC,les socicialistes susf D. Girard, Avenir à Villejuif, les FUE sauf V. Arlé), les autres (Les Républicains et l’UDI) sont contre le voeu, donc contre le retrait de la loi (le FN est absent et n’a pas donné de mandat) .

Le vœu ne passe pas.

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