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24 février 2016
Alain Lipietz

Le conseil municipal après la fin de l’Union citoyenne

Après la rupture de l’Union citoyenne, le 12 février, le Conseil municipal a continué ! Premiers aperçus du nouveau paysage politique de Villejuif.

Une voix de majorité

La rupture de l’Union citoyenne en pleine séance, provoquée par la destitution de Natalie Gandais, suite à sa dénonciation du scandale de la Halle des sports, suivie du départ de nos élu-e-s de l’exécutif, a tétanisé les autres élus et le public. Pourtant tout le monde s’y attendait : nous avions prévenu le groupe Vidal la veille, et Monique Lambert l’avait rappelé avant le vote. Le discours ultime du maire, provocateur, a précipité les choses.

Nous avons raconté ce vote fatidique. Le maire, appuyé sur les 3 groupes qui ont exigé la destitution de le première adjointe, « coupable » d’avoir obéi à l’article 40, ne dispose plus théoriquement que de 24 voix au conseil : les 11 voix de sa liste NDPV, les 6 de la liste Obadia, les 5 de la liste Vidal, plus les deux isolées, Catherine Casel et Maryse Dumont-Monnet. Or la majorité absolue est de 23 voix. Et seulement 23 voix votent la destitution de Natalie.

La situation du maire est encore pire dans la ville. Lors des élections de l’an dernier, le poids de la droite n’a cessé de reculer à Villejuif : moins de 32 % aux élections régionales, où, comme aux élections départementales, la gauche classique n’est majoritaire qu’avec les voix des écolos et associatifs. Le maire Franck le Bohellec, ayant cassé la majorité qui l’a porté à la mairie, n’a plus aucune légitimité.

Cela n’indique pas du tout qu’une « majorité alternative » soit prête, et on l’a bien vu dès ce premier vote du 12 février. Que nous disait-il, en effet, de la position des uns et des autres ?

Les explications de vote

A droite et chez les élus de la liste Vidal : un acquiescement pur et simple aux pratiques d’opacité dans la gestion des biens publics, et le refus assumé de respecter l’article 40 du code de procédure pénale, seul barrage que la République oppose à ces pratiques.

Pire : une demi-douzaine d’élu-e-s de ces 3 groupes partageaient avec consternation le diagnostic qui a conduit Natalie Gandais à dénoncer ces pratiques au procureur de la République. Ils et elles ont pourtant choisi de destituer Natalie Gandais et de casser l’Union citoyenne. Il est toujours utile de recevoir une piqure de rappel sur la nature humaine…

Pour les groupes de l’opposition de gauche : il faut reconnaître que leur situation était difficile. Même s’ils approuvaient tout à fait Natalie Gandais et « saluaient son courage politique » (ce qu’a fait Gaëlle Leydier pour le Parti de Gauche), ils n’allaient justement pas voter pour imposer son maintien dans la majorité ! Ces groupes ne pouvaient que s’abstenir, conformément à l’idéologie de la Ve République où le cloisonnement majorité / opposition emporte toute subtilité.

Il fallait donc écouter les discours de leurs représentants pour connaître leur position sur le fond : le scandale de la Halle des sports et le respect de l’article 40. Le public villejuifois et nous-mêmes pouvions ainsi mesurer si une alternative était possible avec eux, c’est à dire : « Qu’auraient –ils fait si la question s’était posée pour eux, s’ils avaient fait avec nous une alliance majoritaire, et si de pareilles manœuvres avaient été détectées par un élu ou par un fonctionnaire de la Ville ? »

Pour le PS, le discours de G. Lafon en commission puis de D. Girard en conseil fut très clair : le même que celui de la droite. « C’est à celle qui a des soupçons, c’est au lanceur d’alerte, d’avoir le courage politique de partir, et en courant ! » Et pas à ceux qui sont soupçonnés d’un délit. Le PS villejuifois, ou du moins ses élus, rejette donc la « jurisprudence Cahuzac – Thévenoud » du PS gouvernemental : c’est à ceux qui sont « soupçonnés » de partir, quoique ils restent présumés innocents jusqu’à leur jugement.

Le MRC Marc Badel et F. Périllat, pour le PCF, tiennent exactement le même discours, ce dernier rajoutant une insulte à l’adresse de Natalie Gandais : « bataille d’ego ».

Nous avons donc une réponse inquiétante de ces trois partis à la question « Et si ça c’était passé dans une majorité PCF – PS — MRC —Avenir à Villejuif ? » Avis à leurs futurs alliés. Et l’administration municipale sait qu’elle ne pourra pas compter sur leur soutien si une nouvelle manœuvre délictueuse est constatée : interdiction d’obéir à l’article 40 ! C’est la plus grave conséquence de ce vote, où les partis traditionnels se sont ligués contre les lanceurs d’alerte et contre l’article 40.

La position du groupe PCF est cependant un peu mystérieuse. Il n’a même pas pu se mettre d’accord sur l’abstention : il a refusé de prendre part au vote. On sait depuis le conseil de décembre que le PCF a éclaté sur la question du « favoritisme immobilier », une partie (autour de F. Périllat) s’opposant fermement aux diktas de la Sadev, une autre (autour de C. Cordillot) s’abstenant, et les communistes des autres villes du Val de Bièvre votant pour ! Y-a-t-il le même genre de problèmes pour le PCF dans l’affaire de la Halle des sports ?

Le nouvel exécutif

Aussitôt après la destituée de la première adjointe, il faut la remplacer (la démission de Monique Lambert Dauvergne, Sylvie Thomas et Patrick Stagnetto ne pouvant être prise en compte que la fois prochaine). Vote à bulletin secret. Le maire propose Cécile Duboille (groupe Obadia). Jean-François Harel se présente. Son groupe d’opposition, FUE, compte trois membres. Il obtient pourtant 6 voix, contre 22 pour C. Duboile : déjà moins que la majorité absolue. Les autres votes : abstention, blancs, nuls (« Pif le Chien », « Natalie Gandais »)…

Il faut alors remplacer C. Duboille dans son ancien poste d’adjointe (dont j’ai oublié le numéro). Mme Arlé - et non pas madame Tijeras - (FUE) se présente, contre Mahrouf Bounegta, président du groupe NDPV. Elle obtient 7 voix, M. Bounegta, candidat du maire, 18 voix sur 45 !

Le développement durable

La maire-adjointe Catherine Casel présente le rapport sur l’état et les projets du développement durable. Elle a pendant 20 ans fait partie des Verts, de Villejuif-Autrement, puis de L’Avenir à Villejuif, avant de se présenter en seconde position sur la liste de P. Vidal, lequel refusera aussitôt élu qu’elle soit maire –adjointe , et c’est Natalie Gandais qui devra se battre pour l’imposer. Depuis, Catherine Casel a quitté le groupe Vidal. Ayant coupé avec tout-e-s ses ami-e-s associatifs ou politiques de jadis et de naguère, elle n’est plus qu’une isolée s’agitant (en vain) dans l’orbite du maire. Après avoir combattu 20 ans le favoritisme des communistes en faveur de la Sidéco-Sadev, elle vient encore d’approuver la destitution de Natalie Gandais, justement sur une affaire similaire. Elle se refuse donc à évoquer l’acquis écologiste de nos 21 mois d’Union citoyenne, dont l’essentiel, en matière de développement durable, fut réalisé par les élues de L’Avenir à Villejuif.

Elle prononce un discours plein d’intentions vagues, alors que le rapport écrit par ses services était très bien fait. Ce que ne manque pas de souligner Gaëlle Leydier qui repose les questions précises qu’elle avait posées en commission : calendrier du plan vélo ? de la régie de quartier ? des conseils citoyens ? Impacts de Cancer Campus sur le parc des Hautes bruyères ? etc

Pathétique, Mme Casel se contentera de répondre : « De toute façon je n’ai aucun budget », et c’est Jorge Carvalho (NDPV) qui devra se fendre de rappeler le contenu du rapport, en précisant sur le déploiement du plan vélo, et Sylvie Thomas qui répondra sur l’avancement de la mise en place des conseils citoyens.

Le PS se lance dans d’immenses diatribes, dirigées principalement contre le PLU de Natalie Gandais. C’est toujours le mythe, lancé par Gilles Lafon, que des espaces verts auraient mystérieusement disparu, mais il n’est toujours pas capable de dire lesquels (il avait reconnu avoir voté contre le PLU sans l’avoir lu !)

Sophie Taillé-Polian suggère une ombre d’explication à cette affirmation qui sidère, dans le public, les services et les citoyens (dont beaucoup ont participé à cette année et demi d’intenses débats publics) : le PLU-Gandais laisse la place à la construction de petits immeubles en bordure de la « ville – parc » du quartier sud. On se souvient que lorsque Mme Cordillot avait proposé la même chose en 2013, elle s’était heurtée à la très vive opposition de la CNL des Lozaits, en particulier de son animatrice Mme Rapon. Le cas de la « ville-parc » avait été laissé « en blanc » dans le PLU-Cordillot : un problème à régler… après les élections de 2014.

A partir de janvier 2016, la compétence « urbanisme » échappe à la Ville et passe au « T12 ». Pour Natalie Gandais il était hors de question d’abandonner les quartiers sud à une technocratie future. Elle a délimité, dans le PLU de 2015, une petite densification possible dans le cadre de la rénovation urbaine, afin de favoriser des parcours résidentielle autorisant les jeunes adultes issus de ces quartiers à accéder à la propriété à prix social sans s’exiler à Athis-Mons…

Sandra da Silva, pour le PCF, enchaine : « Le peu qui a été fait, a été fait par nous ou par le Conseil départemental, le reste est un régression. » Et de reprendre sa litanie habituelle sur la ville livrée aux classes moyennes, aux pavillonnaires ou (nouveauté) aux « petits cubes serrés les uns contre les autres ».

Même consternation dans le public, qui a passé des mois à suivre avec exigence le travail du cabinet d’urbanisme pour règlementer la quantité de « pleine terre » à laisser libre entre les bâtiments, etc. Mme da Silva n’a visiblement pas lu non plus le PLU.

Bref, nous ne regrettons pas ces 21 mois d’Union citoyenne, qui nous auront au moins permis de faire adopter, tant qu’il était encore temps, une révision écologiste du Plan Local d’Urbanisme, révision que visiblement le PCF et le PS villejuifois n’ont toujours pas digérée.

Le tableau des effectifs

Le débat suivant porte sur le « tableau des effectifs », qui distingue les postes créés ou supprimés et les postes pourvus ou à pourvoir.

Bille en tête, Mme Cordillot dénonce la suppression de 30 postes (non pourvus) sur les quelques 1300 emplois de la municipalité. Philippe Vidal lui rappelle qu’il faut bien « optimiser les effectifs à budget décroissant », car la situation de la Ville est de plus en plus difficile : rien que l’incendie de la mairie va nous couter environ 1 million.

Du coup, le débat bascule en un avant – goût du débat budgétaire. « J’allais m’abstenir, mais suite à l’intervention de M. Vidal je voterai contre ! » déclare D. Girard pour le PS. Et le PCF enchaine sur le refus de la création de postes dans une police municipale.

Pour notre groupe, je rappelle que, au début de la mandature précédente, M. Arrouche, adjoint aux finances, avait lui aussi diminué les coûts en personnel pour rétablir la situation. La baisse de la Dotation Générale de Fonctionnement décidée par le gouvernement socialiste, l’explosion du coût de prêts toxiques et des portages toxiques laissés par la gestion communiste, obligent à faire des économies partout. Nous ne voterons donc pas contre des suppressions de postes (qui seront d’ailleurs compensées partiellement en termes d’emplois par la police municipale et les médiateurs) mais, n’ayant pas été associés à la liste des postes supprimés, nous nous abstenons.

Paulo Nunes, pour le groupe Vidal, « se réjouit de la baisse de la DGS, qui oblige les communes à rationnaliser leurs dépenses ». Ça promet.

On vote. 23 pour (décidément la mesure de la majorité le Bohellec) , 13 contre, 8 abstentions.

La création de 4 postes de directeurs

Ces créations (qui n’impliquent pas nécessairement des embauches nouvelles) résultent de l’adoption de l’organigramme des services par la Commission Technique Paritaire (dorénavant appelée CT), qui réunit représentants du personnel et représentants des élus. Nos délégués et les syndicats les avaient acceptées, à la condition qu’il soit précisé que la direction « Jeunesse et sports » serait provisoire. Nous considérons en effet que la jeunesse doit relever du pole « parcours éducatif », avec l’école, la culture, l’insertion professionnelle, tandis que les sports concernent tous les Villejuifois.

M. Vidal, qui vitupère qu’il « n’a pas été prévenu » (alors qu’il participait à la CT !) annonce qu’il votera contre. Les autres conseillers s’insurgent (légitimement) que ceux qui ne sont pas membres de la CT ne connaissent pas le nouvel organigramme.

On vote sur les 4 postes séparément. Le poste contesté « Jeunesse et sports » obtient 23 pour, 6 contre et 15 abstentions. Les autres postes : 24 pour, 1 contre et 19 abstentions.

Le salaire des policiers municipaux

Là encore, suite d’un débat en CT. Le problème ? Nos offres pour le recrutement des policiers municipaux n’ont guère de succès, les villes voisines offrant mieux, y compris la puissante ville de Vitry (communiste). Or il y a pénurie de policiers bien formés sur le marché du travail ! La proposition est d’augmenter les primes pour aligner le salaire total sur Vitry.

Cette fois encore Gaëlle Leydier observe avec raison qu’on attend toujours le diagnostic de sécurité et la réunion du Conseil local de prévention de la délinquance, promise pour… septembre dernier par le maire adjoint à la tranquillité publique, Jorge Carvalho. Celui-ci précise que le rapport est prêt mais il y manque une « enquête de victimation », nécessaire si j’ai bien compris pour obtenir certaines subventions.

Sandra da Silva (PCF) reprend l’argumentaire de Gaëlle Leydier dans un sens globalement hostile à la création de la police municipale, M. Badel (MRC) se dit d’accord avec S. da Silva… mais précise qu’il est pour la police municipale ! La future majorité sera bien compliquée à construire.

Au nom du groupe, je rappelle qu’il est normal dans la fonction publique que tous les agents ne soient pas payés au même niveau selon leur corps de métier, et que nous sommes bien forcés de nous aligner sur les autres villes.

Résultat du vote : aucun contre ( !), 14 abstentions, 28 pour.

Reprise des ventes de gré à gré

Vous remarquez qu’il manque peu à peu des votants : ce sont nos maires adjointes, épuisées… Depuis des mois nous demandons une heure limite des votes, d’autant que nos élus ont des boulots qui commencent tôt (carrossier, institutrice…). Il est déjà 2 heures du matin, il n’y plus personne dans le public, finalement je me retrouve seul du groupe (et porteur d’un mandat) quand arrive un point auquel nous tenions : la vente de gré à gré à des promoteurs « amis » de terrains ou biens immobiliers appartenant à la ville.

Ce fut un des grands combats de Natalie : la ville est trop pauvre pour faire des cadeaux. Rappelons que sa lutte pour organiser une vraie mise en concurrence dans le dossier de la Halles des Sports rapportera à la ville un bénéfice net de 3 millions d’euros, alors que Demathieu et Bard , candidat « favorisé » , ne proposait initialement qu’une « opération blanche » !

Aussitôt Natalie évincée, les ventes de gré à gré (sans mise en concurrence) reprennent ! L’une (rapport 207) offre 930 m2 rue Henri Barbusse pour 917 000 euros à un promoteur nommé SCGP. Dès la discussion en commission, Natalie est parvenue à faire ajourner ce rapport.

L’autre (rapport 206) offre un lot dans une copropriété au Nouveaux Constructeurs pour 110000 euros. J’expose nos objections. 2 voix contre (les nôtres), 13 abstentions, 25 pour…

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Commentaires

4 Messages

  • Paulo NUNES (Président du groupe VillejuifnotreVille) 25 février 2016
    18:38

    Quelques précisions car il y a pour moi des inexactitudes et on a un droit de réponse selon moi puisque nous sommes cités.
    VNV n’a pas voté pour la destitution de Natalie Gandais parce qu’elle lançait l’alerte et saisissait le procureur, mais parce que la rupture de confiance est constatée entre le maire et son adjointe. D’ailleurs, VNV ne donne pas de blanc seing à un lanceur d’alerte, c’est bien à la justice de trancher : on a déjà vu des lanceurs d’alerte calomnier et se retrouver pris en défaut par la justice. Etre lanceur d’alerte ne signifie pas "avoir raison",et c’est à la justice de se prononcer.
    D’ailleurs, il est tout aussi inimaginable de constater que Natalie Gandais estime qu’un délit a été commis et conditionne sa plainte à ce que le concurrent de Demathieu et Bard (le lauréat) gagne le marché ! Notre position a été dictée en CAO par le rapport factuel présenté par l’administration, selon les critères définies au préalable par les élus de la CAO !

    Enfin, quant au gré à gré, effectivement, Natalie Gandais a demandé la mise en concurrence poru la halle des sports, et c’est très bien, mais reprocher les gré à gré aujourd’hui alors qu’il y en a eu déjà auparavant alors que Natalie Gandais était Maire Adjointe, c’est un peu réécrire l’histoire et j’aimerai remettre les choses à leurs places ! VNV est effectivement pour éviter les gré à gré, et pour permettre d’assurer une mixité sociale dans la cage d’escalier et refuse les entrées séparées d’un même immeuble entre logements sociaux et logements en accession à la propriété.
    Merci

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    • Alain Lipietz 26 février 2016
      22:48

      Dans la destruction de l’Union citoyenne, nous avons déjà évoqué [le style particulièrement faux-cul du groupe VNV, dans l’autojustification de P. Vidal ou de A. Lecavelier, « procureur » de Natalie Gandais en conseil municipal au nom de ce groupe. Le nouveau message de son président, Paulo Nunes, l’illustre à merveille. Suivons le pas à pas !

      1°) « 
VNV n’a pas voté pour la destitution de Natalie Gandais parce qu’elle lançait l’alerte et saisissait le procureur, mais parce que la rupture de confiance est constatée entre le maire et son adjointe. »

      Désolé, Paulo, tu as bel et bien décidé, le 15 janvier, avec les deux autres groupes de droite, de menacer de retirer ses délégations à Natalie Gandais (ce qui entrainait obligatoirement sa destitution de première adjointe, car il ne peut y avoir de maire-adjointe sans délégation quand il y a des conseillers délégués) si elle ne répudiait pas par écrit ses soupçons, ce qui l’empêchait d’en saisir le procureur.

      Deux jours plus tard, E. Obadia confirmait votre chantage, par mail à Natalie, de la part de vos trois groupes : « Suite au dernier Bureau Politique du 15 janvier, aux écrits de Madame Gandais transmis aussi bien à certains élus qu’à l’administration via son DGS [il s’agissait de la dernière lettre de Natalie à Franck et au DGS où elle leur faisait part de l’obligation légale de dénoncer la manoeuvre de favoritisme si elle était conduite à terme] , notre groupe souhaite, en accord « parfait » avec 2 autres composantes de l’UC et sous 48h au maximum, soit : Des excuses et une rétractation écrite de Madame Gandais concernant ses allégations et insinuation, Sinon, Un retrait de délégation pour Madame Gandais ».

      Nous citons ici le mail du même jour et de même teneur de F. le Bohellec.

      Les choses étaient donc parfaitement claires de votre part : ou Natalie se rétractait par écrit de ses soupçons et restait 1ere adjointe, ou elle avisait le procureur et était virée. Elle a préféré obéir à la loi (article 40 du CPP) et dénoncer ces soupçons de délit au procureur.

      Vos deux lettres ont été présentées au commissariat qui, en liaison avec le procureur de la République, les a qualifiées de « flagrant délit de chantage ».

      2°) « D’ailleurs, VNV ne donne pas de blanc seing à un lanceur d’alerte, c’est bien à la justice de trancher »

      Évidemment, gros malin ! Mais l’article 40 du code procédure pénale fait obligation aux maires, maires adjointes, élus, fonctionnaires, qui ont connaissance d’un délit (qu’ils ne peuvent pas qualifier comme tel, c’est à la justice de le faire ou pas !) de le dénoncer. Selon ta logique, Paulo, on ne devrait jamais respecter l’article 40, puisqu’il faudrait que les soupçons soient déjà entérinés comme délits par la justice ! Et alors à quoi cela servirait-il de les dénoncer ?

      3°) « Inimaginable de constater que Natalie Gandais estime qu’un délit a été commis et conditionne sa plainte à ce que le concurrent de Demathieu et Bard (le lauréat) gagne le marché ! »

      Natalie constate dès les premiers jours de notre mandat qu’un maire adjoint de la liste du maire « pousse » un candidat (Demathieu et Bard / Tougeron) pour réaliser la Halle des sport, et elle impose un « dialogue compétitif ». Les manœuvres de favoritisme continuent (cf le dossier adressé à la procureure et transmis par elle au parquet de Créteil, dossier dont tu as eu connaissance). Natalie avertit le maire en décembre et en janvier que si ces manoeuvres aboutissent elle devra les dénoncer.

      Si je te comprends bien Paulo, et à l’inverse de ce que tu viens d’écrire sur la prudence nécessaire en matière de dénonciation d’un délit, Natalie aurait dû dénoncer le délit « soupçonné » par elle avant même qu’il ne soit « constitué » dans les faits, c’est-à-dire que DB/Tougeron soit choisi ? Et si DB /Tougeron n’avait pas été choisi, tu aurais dit quoi ? Marrant, cette idée de candidat « favorisé » mais battu…

      Certes, pour définir le « délit de favoritisme » la loi parle de « procurer ou TENTER de procurer un avantage », mais le cabinet Seban précise qu’il faut au moins un début d’exécution. Or tout pouvait encore être sauvé au moment où Natalie écrit ses deux lettres, et c’est pour cela qu’elle les écrit !

      Jusqu’au dimanche 17 dans la nuit, veille du vote final en CAO, nous avons tendu la perche au maire et à votre groupe pour éviter le délit de favoritisme… Le 18 à midi il était constitué.

      Par ailleurs, n’y avait pas « un » concurrent à DB/Tougeron, mais deux. Mais effectivement l’un d’eux (qui n’était pas DB/Tougeron) était recommandé par les services, dans leur volumineuse analyse (qui t’a été communiquée) : il surclassait les deux autres.

      4°) « Notre position a été dictée en CAO par le rapport factuel présenté par l’administration, selon les critères définies au préalable par les élus de la CAO ! »

      Alors là, on ne sait même plus comment répondre à cette phrase délirante !
      Je suppose que « votre position » est le vote de Philippe Vidal. Il s’est… abstenu, sentant très bien que Natalie ne reculerait pas, et que son vote serait examiné par la justice au même titre que ton chantage.

      Comme tu le sais, le volumineux rapport des services n’a pas été transmis à la CAO, sur ordre du maire. Au lieu de ça , il y a eu un rapport de M. Moenne-Lecozz, à qui le maire-adjoint « soupçonné » a dicté son choix avant la CAO et lui en a même laissé une « attestation » écrite !

      Est-ce ce rapport de ML que tu appelles le « rapport factuel » ? et cette « factualitude » qui expliquerait « l’abstention » de votre groupe ?

      5°) « Reprocher les gré à gré aujourd’hui alors qu’il y en a eu déjà auparavant alors que Natalie Gandais était Maire Adjointe, c’est un peu réécrire l’histoire et j’aimerai remettre les choses à leurs places !

      Il y a eu auparavant un cas en effet où Natalie Gandais, pour les réserves foncières du SAF que nous devions racheter immédiatement, a décidé en liaison avec le bureau municipal et les services, de réaliser notre projet : compléter l’offre de parcours résidentiel en utilisant ces deux terrains pour un EPHAD (projet en fait engagé sous Cordillot) et une résidence étudiante sociale. Il ne s’agit pas alors de donner ces terrains à de promoteurs amis, mais de rechercher dans la liste des institutions d’oeuvres sociales celles dont la gestion a « bonne réputation » (auprès des services, mais en effet Natalie a commencé en cette occasion à « apprendre ») , et qui sont intéressées, et qui nous proposent un accord qualité/prix intéressant . Ce ne peut être un marché sur appel d’offre, car il faut avoir une opinion sur comment sera la gestion dans la durée. Il y a bien sûr des réputations surfaites…

      Ces projets se sont heurtés au constat que les terrains étaient pourris par des portages toxiques concoctés sous la gestion Cordillot.
      Incriminerais-tu maintenant ces difficultés à l’absence d’appel d’offre ?

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  • Votre nom 27 février 2016
    10:14

    Monsieur Lipietz,
    Vous vous trompez, je ne me suis pas présentée contre Bounegta c’est Valérie Arlé qui l’a fait.
    Je n’aurais proposé ma candidature pour rien au monde.
    Cette union citoyenne dont vous avez vous-mêmes signé l’arrêt de mort en fomentant vos petites magouilles contre Harel dès le début, en arrive à ce qui découle de vos trahisons à tous.
    Aucun des membres de cette majorité bientôt minoritaire ne mérite la confiance des Villejuifois, on ne construit pas quelque chose de bien sur de la pourriture !
    Et si j’ai été tentée de voter contre l’exclusion de Nathalie, ce sont vos agissements passés qui m’ont amenée à seulement m’abstenir, bien que je sois convaincue de la réalité des accusations de N. Gandais.
    Aujourd’hui mon écœurement et mon indignation face à toutes ces manœuvres politiciennes confirment la certitude que j’ai concernant une majorité d’élus de ce pays qui sont plus préoccupés de leur avenir personnel que du bien être de ceux qu’ils sont censés représenter et ce constat me confirme dans la conviction qu’il faut combattre pour un changement radical de société.
    Je sais que vous n’êtes pas sur cette ligne, pas plus que la majorité de nos élus qui se complaisent dans un système qui sert leurs intérêts propres.
    Le peuple du monde entier finira tôt ou tard par trouver le moyen de faire cesser ce qu’il a réalisé depuis un moment déjà. Ce jour là je vous souhaite de ne pas être sur sa route. Monique TIJERAS

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