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A propos de l’enquête publique de la Zac Aragon

Imprimez !
8 décembre 2013

Zac ? Pas zaccord !

Le commentaire de FL, ingénieur, journaliste, citoyen et contribuable villejuifois.

Une ZAC, c’est une Zone d’Aménagement Concerté (la concertation dans notre ville, vous savez, c’est quand on planifie tranquillement un coup et que, juste avant de lancer les travaux, on informe la population, parce que c’est imposé par la loi).

La ZAC Aragon : ça faisait envie depuis plusieurs années de faire une belle opération immobilière bien rentable autour du grand terrain laissé par EDF, près du métro et de l’avenue Aragon.

Alors ils en ont inventé une, ZAC, avec un périmètre plus que biscornu. Sur le plan, c’est le terrain EDF plus de quoi y accéder depuis le boulevard, on a ajouté des pavillons et parcelles ici et là, avec en prime un passage éloigné du reste et enfin une bande de RD7, pour faire tenir tout ça ensemble. Il semble impossible de comprendre la cohérence d’un tel ensemble, sauf si on considère que tout ça ne sert qu’à justifier le cadeau fait à l’aménageur du droit d’exproprier des gens pour mieux rentabiliser le foncier villejuifois.

Au final on propose des bureaux (en plus des deux millions de mètres carrés inoccupés en région parisienne), des tours et barres d’habitations (qui auront l’air de dater des années cinquante avant même d’être finies), des zones d’activités (mais pas situées sur le boulevard). On ne prévoit pas les infrastructures publiques qui devraient venir avec ces accroissements d’habitants et de travailleurs, dans un quartier déjà encombré et manquant de services. Au passage, on va exproprier quelques vieux habitants, démolir un hôtel qui travaille bien, même privatiser un bout de rue, et encore quelques autres idées discutables.

Alors qu’on en est officiellement à enfin demander notre avis sur ce projet, l’aménageur, présélectionné d’entrée de jeu, vend déjà des produits. La municipalité se sert par avance et veut troquer pour plus de deux millions d’euros d’appartements privatifs, même pas dessinés, contre un bâtiment public réutilisable rien que pour le raser et donner son terrain pour une utilisation également discutable.

Ils sont tellement pressés de nous mettre devant le fait accompli que, la ZAC n’étant même pas votée, ils ont déjà transformé le terrain Mollicone, un terrain vert qui aérait un peu les écoles Robespierre, en parking boueux pour bulldozers en attente de démolitions autoritaires... Allez voir sur le boulevard Gorki à coté du groupe Robespierre, regardez sur les photos aériennes internet le triangle vert que c’était encore récemment.

Il n’y a pas urgence, pourquoi tant de haine pour la végétation et de hâte au bétonnage ? Ah, si, il y a urgence : les élections municipales sont dans cent jours...

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